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Formation boursière
Une formation progressive et complete pour apprendre la bourse, devenir autonome, comprendre, agir avec succès et plaisir. Un maximum de connaissances et des outils pour décrypter les informations bourse.
La formation, l'information et la décision à portée de main.Un contenu inédit pour apprendre la bourse:
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- des articles pour apprendre la bourse en temps réel
- des aides à la décision
- de nombreux intervenants, vidéos et interviews
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- Mauvais temps sur les marchés financiers :
Cocktail aujourd'hui explosif pour continuer à saper le moral des investisseurs :
- le maintien des taux de la Fed aura eu comme effet d'ancrer le sentiment que le marché est livré à lui-même sans véritable point d'appui ni perspective en terme de timing sur la conduite de la politique monétaire et des taux particulièrement, un mouvement à la baisse risquant de faire plier le dollar alors que tout renchérissement du coût du crédit est susceptible d'affaiblir encore plus l'immobilier et les financières et d'amoindrir l'attractivité des actions au profit des obligations (cf. la prime de risque)
- les bancaires ont d'ailleurs continué à distiller des nouvelles assez peu encourageantes avec la banque Fortis en Europe qui va lever des capitaux pour renforcer sa solvabilité et aux USA, Citigroup susceptible de devoir passer encore près de 9 milliards $ de dépréciations d'actifs.
Rien n'y fait : ni le PIB US pour le premier trimestre révisé à la hausse à + 1 % (définitif) contre + 0,9 % en 2nd estimation et + 0,6 % en données préliminaires ni les bons résultats de NIKE par exemple qui sont au-delà des attentes du marché et chute de plus de 8 % à Wall Street. L'oeil tourné vers l'avenir, les investisseurs apprécient peu la stagnation à venir du chiffre d'affaires compte tenu d'un carnet de commandes de l'équimentier sportif en stagnation d'ici novembre. Perspectives de profits sombres...
Même les chiffres des ventes dans l'immobilier ancien, en voie de stabilisation n'ont offert de répit à la chute du jour. Les ventes ne sont inférieures que de - 1,4 % à celles d'octobre 2007 et supérieures au niveau de décembre dernier mais pessimiste, le marché ne voit ici que le maintien à un niveau très déprimé et non pas l'arrêt de la chute des ventes... En hausse de + 2 % sur un mois, la baisse s'établit à - 15,9 % sur un an avec un prix médian désormais à 208 600 $ en baisse annuelle de - 6,3 %. C'est pourtant un chiffre en hausse par rapport au point bas de février à 195 600 $ et le prix médian des habitations anciennes le plus élevé depuis novembre dernier. Le marché voit un verre à moitié vide ...
Le CAC 40 s'écrase (Dexia - 10,39 % et Carrefour - 8,83 %) en clôture sur son plus bas du jour et le plus bas annuel à 4 426,19 points en baisse de - 2,43 % alors que le Dow Jones tente de reprendre appui sur les 12 600 points en baisse de - 1,80 également à son plus bas annuel.
? Partis d'une période à la mi-mai où la hausse s'installait dans les esprits avec le sentiment que la crise était derrière nous pour certains, nous voici désormais en face d'un sentiment inverse totalement déprimé où le secteur des bancaires notamment ne semble ne plus avoir de plancher (8 ème semaine d'affilée avec des chandeliers rouge pour l'indice des banques BKX) Les consensus haussier ne sont jamais très bons pour la poursuite des hausses de même que les consensus très baissiers pour la poursuite des baisses tel que vu dans Comportement boursier et consensus.
Ceci dit et de même que pour les aspects très sur-vendus des cours décrits dans les précédents articles cette semaine qui n'offrent pas systématiquement comme vous pouvez le constater de marche-pied à un rebond mais dans certains cas comme ici donnent lieu à des réaccélérations dans le sens de la tendance en cours, le consensus baissier actuel doit tenir compte d'une donnée historique importante :
? Voici la mise à jour de Apprendre et comprendre la Finance : Liquidités et dette de marge avec les chiffres de mai de la dette de marge ou margin debt qui a entamé au 1er semestre 2008 une cassure de sa moyenne mobile exponentielle à 24 semaines pour la 4 ème fois en un quart de siècle. Toutes les explications figurent dans le lien pour comprendre ce graphe et la notion de dette de marge, une mesure des marchés de très long terme et qui permet de sortir des aspects conjoncturels pour prendre un peu de recul et évaluer la puissance d'un mouvement.
Lors de la présentation de cette notion en février, nous vous avions renvoyé à d'autres graphes du Dow Jones du S&P 500 pour établir la corrélation entre les 2. La voici pour vous permettre de faire un comparatif visuel direct entre dette de marge et le marché action US :
La corrélation saute aux yeux. Le danger ici est qu'il n'y a quasiment pas d'espace entre le pic de la dette de marge et du marché et le support de la tendance vieille de 25 ans pour le S&P 500 (SPX)
L'appétit pour le risque des investisseurs est en tendance baissière amenant un flux de liquidités sur les actions liés à la 'dette de marge' en réduction tendancielle et exerçant une pression tout à fait historique sur un point clef.
Les articles s'arrêtent temporairement à compter de ce soir et reprendront après le 10 juillet. - La Fed laisse son taux directeur inchangé :
Les commandes de biens durables aux USA sont restées stables en mai après une baisse de - 1 % en avril conformément aux attentes.
Le recul n'est que de - 0,1 % en cumulé sur les 5 premiers mois de l'année par rapport aux 5 premiers mois de 2007. Ceci confirme la relative
résistance déjà évoquée les mois passés.
Au chapitre de l'immobilier en revanche les ventes de logements neufs toujours aux USA ont à nouveau cédé - 2,5 % en mai plaçant le curseur de la baisse annuelle au-delà des - 40 % désormais. Le chiffre est globalement conforme aux attentes. Le nombre de maisons invendues représente 10,9 mois de stock contre 10,7 en avril. Après avoir observé le mois passé le prix médian dans son évolution historique qui passe à 231 000 $ ce mois-ci en baisse annuelle de - 5,7 %, voyons avec le graphe ci-dessous sur près d'un demi-siècle les interactions entre les ralentissements ou les crises immobilières et l'évolution de l'économie en général :
Les choses sont très claires. Les phases de repli des ventes finissent en récession (périodes signalées en rose) sauf lors du Krach rampant de la bulle internet en 2000 et lors de la récession de 2001. Baisse historique des taux, allongement de la durée des prêts, engouement général des ménages pour l'immobilier, relâchement des normes de crédit et afflux de capitaux via les techniques de titrisation ont permis entre autres éléments à l'économie de s'adosser sur la croissance immobilière pour perpétuer sa marche en avant à cette période. La correction est à la hauteur du boom qui l'a précédé. Une chute sans précédent pour un boom et dorénavant une crise également sans précédent depuis la guerre.
Tendus à l'extrême les marchés européens ont regagné du terrain avec un courant acheteur un peu plus perceptible que lors des tentatives de rebond précédentes. Les achats à bon compte et les prises de bénéfices sur les positions baissières des banques permettent à celles-ci d'opérer un rebond conséquent sur la séance notamment à Paris qui termine en hausse de + 1,40 % à 4 536,29 points.
D'un point de vue graphique, en complément de l'analyse parue ce matin, vous trouverez ci-dessous une analyse graphique plus court terme du CAC 40 qui résume les principales résistances à la hausse. Il s'agit en fait ni plus ni moins du résumé des principaux supports précédents vus tout au long de ces derniers temps avec à chaque fois les décrochages qui s'en sont suivis. Les supports en vert correspondent en 'fin' à la borne haute du gap de mars avec sa phase initiale de test de ses qualités en tant que support avec les mouvements saccadés de comblement progressif de la mi-juin puis en 'gras' la rupture définitive.
En noir, le biseau et les excès baissiers en dehors débouchant ce soir sur la première réelle tentative de sortie à la hausse depuis 13 séances. Un nouveau mouvement va s'enclencher. Vous en connaissez donc les implications dans un sens comme dans l'autre et le balisage. La FEd sans surprise a décidé de laisser ses taux directeurs à 2 % et a indiqué que les craintes sur la croissance se sont légèrement dissipées alors que l'attention et les anticipations concernant l'inflation ont en revanche augmenté. Statu quo et discours dans la droite ligne des attentes... Depuis cette annonce le marché est en pleine tergiversation avec un encéphalogramme des cours qui s'est un peu affolé dans tous les sens à plusieurs reprises (mais avec une amplitude assez limitée) alors que le dollar a été propulsé à la baisse contre euro avec nettement moins de doutes. Le Dow Jones termine à l'équilibre, l'élan haussier quelque peu coupé. - CAC 40 - Analyse Technique : les risques de l'ETE de retour :
Le 9 mars dans CAC 40 - Analyse graphique LT : quand une épaule-tête-épaule peut en cacher une
autre nous avions abordé le risque de voir les cours ouvrir un potentiel de baisse jusqu'à 3 000 points sur la base d'une cassure
de la ligne de cou d'une figure en épaule-tête-épaule (ETE) avec des derniers supports à 4505 et 4 300 points. L'arrivée hier soir des cours dans la zone des 4 400 points nécessite de faire une
mise à jour de ces éléments avec une ligne de cou désormais inclinée et légèrement plus basse de 200 points. Enfin, nous avons une 2nd épaule nettement mieux formée que la précédente ainsi
que le gap de janvier qui a été refermé.
Les forces de rappel à la hausse sont donc moindres comparativement d'autant qu'il existait alors une divergence haussière entre les cours et le RSI. La fausse sortie vers 4 300 points reste d'actualité et a été reprise en blanc en pointillés. L'objectif en cas de cassure est désormais à 2 800 points.
Concernant la situation du RSI, nous avons ici à nouveau l'expression claire et nette qu'une situation de sur-vente n'est absolument pas la condition même et unique d'un rebond. Il y a quelques jours dans CAC 40 - Analyse Technique : 4750 en test le RSI était arrivé sur sa 1 ère droite rouge horizontale avec une cassure qui cette fois-ci nous amène sur des seuils de tension très prononcée et sur un autre support historique. Je reprends textuellement les choses déjà évoquées précédemment à plusieurs reprises pour mémoire en pareil cas :
"on est survendu certes, c'est incontestable, mais ce n'est pas forcément 'parce qu'on est sur-vendu qu'on va rebondir' " et autres phrases du type "C'est tout le risque (les décrochages) en fait des accélérations et réaccélérations en zone de tensions à la hausse ou à la baisse"
Je vous entends d'ici : 'oui mais là on est très bas et extremement sur-vendu, on va rebondir'. Sur la base du RSI et d'une droite de support historique de la sorte, les choses sont toujours valables, d'autant qu'en données hebdomadaires, le RSI est parfaitement neutre et qu'en données mensuelles, le RSI vient de pénétrer en zone de sur-vente pour la 1 ère fois depuis 2003. L'élastique est très tendu et cette droite peut rompre...
En effectuant maintenant une mesure de la volatilité on s'aperçoit d'ailleurs que celle-ci s'est réduite. Elle vient en fait de reprendre son souffle et retrouve actuellement 2 supports importants :
- celui en rouge de son augmentation depuis début 2007, début des perturbations liées au crédit, qui marque surtout un mouvement d'amplification.
- celui en bleu qui constitue le retour au tournant des années 2007/2008 dans une zone plus volatile telle que rencontrée durant les années 98-2003 que 2004-2006 avait un peu fait oublier. Une cassure historique sur ces niveaux avec une amplification du caractère sur-vendu qui collerait avec un rebond de la volatilité intègre ainsi largement les probabilités d'apparition. On ne sera donc pas surpris le cas échéant par un tel mouvement (cf. celui de la précédente ETE) Tout est toujours possible bien sûr mais l'analyse graphique et technique permet d'approcher plus clairement la probabilité de survenance des évènements par l'approche des facteurs sous-jacents d'une configuration donnée.
En attendant, il reste à casser la ligne de cou pour valider cette figure. - Moral en berne pour le consommateur américain :
Le CAC 40 termine en baisse de - 0,83 % à 4 473,76 points après avoir touché un plus bas à 4 426,26 soit un niveau inférieur à la clôture du 17 mars dernier dans
une situation de sur-vente quasiment identique à celle qui prévalait le 21 janvier dernier et qui avait vu le CAC 40 lâcher prise. Les dégagements des opérateurs concernent tous les
secteurs hors financières. Le Dow Jones doit d'ailleurs en partie son retour (très fébrile) à l'équilibre grâce à ces dernières après avoir touché 11 725 points, support important
de la mi-mars également et zone dans laquelle passe le support majeur constitué par les plus hauts de l'an 2000. Ces aspects sur-vendus et quelques achats sur ses supports couplés à des
prises de bénéfices sur des positions 'short' (positions à la baisse par opposition aux positions 'long' à la hausse) sont les principaux éléments qui matérialisent le rebond au sein
d'une séance où le marché aura continué à perdre pied. Aucun courant véritablement acheteur n'était cependant encore réellement présent.
? Au plus bas depuis février 92, l'enquête mensuelle du 'Conference Board' est ressorti à 50,4 ce mois-ci après 58,1 en mai et contre 56,4 anticipé en ce qui concerne la confiance du consommateur. Il s'agit du 5 ème plus mauvais chiffre depuis la création de cette statistique qui consiste en un sondage auprès de 5 000 ménages depuis 1967.
Concernant l'indice Case / Shiller le prix des maisons en avril 2008 aux USA continue sa décrue rapide :
Parmi les 20 métropoles recensées, plus aucune désormais n'affiche de progression des prix immobiliers d'une année sur l'autre, la palme revenant à Las Vegas et Miami à près de - 27 % en ryhtme annuel. Ci-contre : comparatif des données Case-Shiller et Ofheo, l'office gouvernemental du logement américain selon le Wall Street Journal.
En Europe, le moral des consommateurs allemands selon l'institut GfK et son indicateur (très) avancé calculé auprès de 2 000 ménages chute à 3,9 pour juillet après 4,7 en juin en raison de l'inflation en hausse et des prix de l'énergie.
Les mises en chantier en France ont baissé de - 21,6 % entre mars et mai 2008 soit - 2,6 % sur un an alors que les permis de construire baissent de - 19,9 % sur la même période portant la baisse à - 10,7 % sur les 12 derniers mois.
En revanche, la consommation des ménages en produits manufacturés gagne + 2% dans l'hexagone après - 0,9% en avril, selon l'Insee. L'automobile progresse de + 5,6 % et l'équipement du logement reste positif à + 0,6 % sur un mois. En rythme annuel, la progression est de + 3,1 %. Le moral des industriels français est par ailleurs resté stable en juin à 102 après la perte de 4 points le moi dernier.
Alors que la réunion de la Fed vient de s'ouvrir pour 48 heures, les opérateurs n'attendent guère de changement dans sa politique de taux. Avec des baisses très importantes ces derniers mois, les munitions dont disposent la Banque Centrale américaine sont quasi inexistantes surtout en période où l'inflation s'accroît. La baisse des taux qui pourrait être motivée éventuellement compte tenu de la situation économique dégradée est largement compensée par les nécessités de hausse théorique que le niveau d'inflation sévissant aux USA devrait initier logiquement. Un statu quo à 2 % avec un 'verbe' fort sur l'inflation de la part de son Président pour soutenir le dollar est en fait le pronostic le plus largement partagé ... à défaut d'autres solutions de rechange il est vrai... (cf. Comprendre la finance : politique monétaire restrictive ou accommodante ? )
Les analystes s'attacheront à déceler tout élément susceptible de montrer que la Fed conserve toutes les cartes en main et dispose de la maîtrise de la situation, ce qu'une frange de plus en plus importante bien que minoritaire parmi les investisseurs exprime avec de moins en moins de timidité. Tout 'couac' dans un sens ou dans un autre vu la position périlleuse de l'économie et des indices boursiers est en tout état de cause fortement recommandée d'autant que les financières restent très instables et que nombre de parties prenantes dans les marchés actions viennent de connaître un nouveau 'réveil'. - Le ralentissement en Europe se précise :
L'apparente stabilité des indices pourrait laisser suggérer une situation figée dans l'attente de la journée de mercredi qui sera assez dense en statistiques et qui
verra la publication de la décision de la Fed concernant ses taux. En réalité, la valse entre les secteurs est toujours à l'oeuvre avec des dégagements appuyés sur les financières à Paris comme à
New york et son contrepoids positif parmi le secteur énergétique, lequel s'équilibre un peu plus loin avec le secteur automobile qui plie au côté des compagnies
aériennes sous la pression du pétrole cher, d'autant que le bureau d'analyse financière de Crédit Suisse a abaissé ses objectifs de cours sur Peugeot, Michelin et Renault.
La séance fait place par contre à un tableau européen que nous allons pouvoir détailler plus précisément avec des statistiques d'activité qui font état d'un affaiblissement mais qu'il convient de resituer dans leur contexte intégral :
- L'activité du secteur manufacturier allemand s'est érodé à 52,3 en juin contre 53,6, celui des services passe de 53,8 à 53,3 ce mois-ci. L'indice composite qui mêle les 2 baisse ainsi de 55 en mai à 53,7. Au-dessus de 50, nous sommes toujours en zone d'expansion mais moindre.
- pour la seconde économie de l'Euroland, la France, l'activité s'est contractée par contre en juin pour les services, une première depuis 5 ans mais à un plus bas depuis plus de 7 ans, à 49,2 après 50,5 en mai et contre 50,8 attendu. L'industrie passe également en zone de contraction à 49,2 de même après 51,5 en mai et contre 51,0 attendu.
- pour la totalité de la zone Euro, l'indice d'activité dans les services a reculé à 49,5 en juin contre 50,6 en mai, l'industrie tombe à 49,1 après 50,6 également. Pour les services, la prévision de l'économiste/analyste la plus faible se situait à 49,7 pour les services.
? Enfin et non des moindres, l'indice IFO du climat des affaires allemand est ressorti à 101,3 en juin après 103,5 en mai et 102,4 en avril. Pour avoir le détail de cette donnée avancée importante comme le 'ZEW' vu mardi dernier, vous pouvez cliquer sur l'infographie ci-dessus.
Où en sommes nous dans le cycle économique de l'industrie manufacturière de la première puissance économique européenne ?
Les indicateurs récents ou avancés de ce type qui donnent des estimations sur la situation en cours permettent via sondages de faire le distinguo entre la situation actuelle des affaires et celle anticipée à 6 mois. Les graphes habituellement présentés notamment sur la confiance du consommateur qui paraîtra demain aux USA reportent ces différentes composantes mais tout l'intérêt est de mettre en rapport le différentiel d'évolution entre les 2 pour tirer toute la teneur des données compilées. Ainsi ce graphe situe depuis 17 ans la position du secteur soit en récession, en progression, en phase de boom ou en phase de ralentissement et permet d'avoir une lecture dynamique des choses (en bas : situation présente, de côté : situation attendue à 6 mois)
? Ceci permet de formaliser clairement :
- que le cycle débuté fin 2005 / début 2006 était exceptionnel dans sa phase de boom. Un chiffre de 101,3 fait mieux qu'au plus haut de 97/98 et reste dans les niveaux des meilleurs scores de l'an 2000.
- ensuite, on prend conscience de la force et de la vitalité de l'économie allemande au 1er trimestre alors que l'économie US chancelait avec les doutes naissant au printemps. Juin marque en fait la confirmation que le boom est derrière avec un ralentissement qui s'est accéléré nettement pour la première fois en 18 mois (durée du pic du 'boom')
Refroidissement donc clair mais après une progression un peu hors normes historiquement. Dernier point : cette situation encore favorable est aussi exceptionnelle en Europe parmi 'les grands' pays.
Le CAC 40 termine en hausse de + 0,05 % à 4 511,37 points, le Dow Jones une heure et demi après la clôture à Paris ne fait pas mieux.
? articles parus ce week-end :
. Bien décider en bourse ou comment apprendre à avoir tort
. Indice Monde - MSCI World Index : la fin d'un cycle ?
Les graphes et illustrations connaissent quelques problèmes d'affichages aléatoires depuis plusieurs jours. Toutes nos excuses pour la gêne occasionnée. Les liens ou l'agrandissement restent cependant actifs. - Bien décider en bourse ou comment apprendre à avoir tort :
Une des croyances les plus répandues en matière de bourse ou d'investissement parmi les 'débutants' ou 'non-initiés' est que le principal
travail de ceux qui dégagent des résultats positifs est de déterminer les tendances favorables et leur grande qualité est de savoir bien sûr trouver les investissements
bénéficiaires. Comme en démarrant dans le domaine, on a conscience de son manque de connaissances ou de savoirs, la tendance la plus lourde qui soit est de se mettre à suivre un spécialiste, un
expert, un professionnel, un journal financier, un conseiller, bref une personne tierce.
Le travail pour devenir autonome étant vécu comme difficile, long et engage des remises en cause personnelles parfois dures, c'est en fait une solution de facilité.
L'idée est 'je suis celui-ci qui gagne de l'argent et je vais en gagner aussi'. Simple et imparable. Ces gens savent forcément dans quoi investir et quand !" La preuve d'ailleurs ils sont riches. Votre voisin est sceptique sur l'analyse d'un-tel que vous avez lu ici ou ailleurs mais comme il est moins 'autorisé' dans ses avis et moins riche, son avis aura moins de poids...
A des niveaux d'expérience plus avancées chez le particulier ou le professionnel, bien sûr, l'attitude s'estompe au fur et à mesure que le métier 'rentre' mais l'inclinaison reste d'aller fouiner ici et là dans les journaux les avis et les recommandations. Sans remettre en cause cette activité fort louable, très nécessaire il convient de se rendre compte et de mettre à jour consciemment que ne sont traités dans tous ces supports que des éléments sur le sens ou la direction des cours mais extrêmement rarement des appréciations sur la gestion des positions à la suite des avis, conseils ou portraits de situation économique qui y sont donnés.
Bref, le monde de la bourse et de l'investissement dans son vécu collectif tel que nous le connaissons jour après jour est avant tout fait de gens qui montrent des directions et qui évoquent des scénarios. Ceci n'est pourtant que la partie visible et notoirement insuffisante pour réussir. Vous pouvez d'ailleurs vous tromper et très bien réussir à condition de vous ménager un espace pour avoir tort et d'agir rapidement en conséquence si cela se présente. Il s'agit d'être à l'aise avec le fait d'avoir tort, de savoir le gérer et d'en tirer des actes qui vont vous sauvegarder et vous prémunir des pertes liées à vos erreurs. Comment cela est-ce possible ?
Une interview du célèbre investisseur Georges Soros dans le Wall Street Journal de ce week-end, qui a fait fortune notamment en spéculant contre la Livre Sterling il y a 15 ans, est à cet égard édifiante :
Alors qu'il sort un nouveau livre criant au cataclysme financier et à l'effondrement systémique, le journaliste rappelle tous les livres sortis depuis plus de 20 ans dans lesquels l'investisseur criait au loup pratiquement à chaque occasion. La justification est ici que les crises précédentes étaient des tests dans l'attente de LA grande crise que nous sommes entrain de vivre selon l'expert. S'engage ensuite un débat sur le fait que cette crise pourrait être tout aussi bien un nième test de cette "super-bulle" selon Soros. Puis vient :
WSJ : Mais comment se peut-il que vous soyez riche alors que vos visions/descriptions du monde ont été aussi erronées jusqu'à présent ?
G.SOROS : Je suis seulement riche parce que je sais quand j'ai tort.
Donnez vous l'opportunité d'avoir tort. Ayez un plan B au cas où les choses tournent mal. Repérez la sortie de secours et situez la sur vos graphes ou sur un papier comme vous savez où est la sortie de secours dans une salle de cinéma avec ce petit sigle rouge lumineux 'EXIT'. Préparez les choses même d'avance. Placez des ordres STOP, des ordres de ventes à titre de sécurité. Soyez honnête avec vous même et sachez reconnaître vos erreurs. En étant à l'aise avec cela, on peut réagir rapidement, très rapidement même. En prévoyant cela on se ménage aussi mentalement car on évite le combat face à soi-même et à son ego de ... la fameuse ... remise à plat intime après "s'être trompé". Vous avez le droit de vous tromper, tout le monde se trompe même de grands financiers. N'ayez surtout pas peur de 'couper' ou de changer de sens à ces moments.
Se tromper n'est pas terrible, cela peut le devenir par contre si vous ne faîtes rien financièrement et psychologiquement.
Vous ne pouvez pas avoir 'raison' dans 100 % des cas mais vous pouvez à chaque fois que vous avez tort en limiter les conséquences au maximum. Cela appartient à chacun d'entre nous. C'est une responsabilité propre, personnelle, intime dans l'acte d'investissement.
Ce n'est pas à méditer. C'est à appliquer. Soyez prêt à vous tromper. Si l'idée vous pose problème, Travaillez dessus. Le sens et la direction sont une chose, leur gestion une autre. On est toujours seul ici. Mais c'est une opportunité car c'est un élément qui dépend de chacun d'entre nous et non des marchés. Votre erreur a un prix, chiffrez la d'avance.
Comme vous et moi, Soros est soumis à l'euphorie et au désespoir (ses propres mots) mais Il dit aussi qu'il a survécu en reconnaissant ses erreurs. Le travail en bourse est souvent plus compliqué quand il s'agit de travailler sur soi que sur des données comptables ou des graphes avec des indicateurs techniques. C'est un travail constant pour tout le monde. - Indice Monde - MSCI World Index : la fin d'un cycle ? :
Dans cet article nous allons voir ensemble plus avant en l'ancrant dans son actualité l'un des multiples indices détaillés dans le livre
et qui a une importance toute particulière à l'heure actuelle pour saisir le tableau général de l'investissement en actions.
Ceux qui suivent le site régulièrement auront remarqué qu'une bonne part de l'apprentissage et des éléments présentés portent sur des 'grandes données' et ne font pas place à l'étude de valeurs en particulier. Nous y viendrons mais plus tard lorsque toutes ces notions générales de titrisation, de carry-trade et autres mouvements macro-économiques auront été assimilées d'autant qu'à l'heure actuelle elles conditionnent une très grande part de la performance réalisée. Les valeurs peuvent être cassées en deux en quelques semaines sur ces bases avec lesquelles elles semblent ne pas avoir de lien direct. C'est primordial.
L'indice MONDE, le MSCI World Index, fait ainsi partie de ces éléments à considérer pour comprendre l'environnement global dans lequel nous évoluons. Ainsi, si connaître le temps pour une sortie en montagne peut se résumer à regarder la météo, une sortie d'une semaine nécessitera peut être d'ensavoir un peu plus sur l'anticyclone qui se situe aux Açores ou sur l'air froid venu de Scandinavie combien même vous vous situez dans les Alpes. Disposer d'un panorama même succinct est dans le monde de l'investissement chose importante car il permet de se doter d'une base sur laquelle se retourner de temps à autre pour comprendre ce qui se passe. 80 % de la réussite provenant de l'éradication des erreurs, l'une d'entre elle est de s'enferrer dans des positions alors qu'on nage à contre-courant de très grandes masses météorologiques ou face à des courants globaux de sens inverse.
Comme chaque pays ou place boursière qui dispose d'un indice phare, les valeurs cotées dans le monde sont regroupées dans cet indice. Créé en 1969 par la banque d'affaires Morgan Stanley, il se décompose en fait en 2 :
- le MXWO, celui que nous allons étudié concerne en fait uniquement les pays développés la très grande part de la capitalisation étant située ici.
- le MXWD intègre les pays développés et émergents.
Tous 2 sont consultables sur reuters et Bloomberg pour leurs valeur quotidienne. D'autres indices existent comme le FTSE All World Index encore plus large mais le MSCI World fait référence comme le S&P 500 pour les valeurs US. Toutes les grandes réflexions des stratégistes ont à un endroit cet outil de mesure. Plus près du terrain quotidien pour chacun d'entre vous, savoir si le MSCI world est orienté à la hausse ou à la baisse vous donne une indication sur quelques dizaines de 'milliers de milliards' de $ (des trillions) de capitalisation boursière. Bref, une masse et une direction qu'on peut difficilement ignorer.
Signalons également le MSCI World (ex -hors- USA) Index qui permet d'extraire les valeurs US qui représentent une part très importante.
Sur le 1er graphe on observe que depuis sa création, pratiquement aucune phase historique n'a réussi à poursuivre un mouvement haussier dans un environnement présentant l'économie américaine en récession.
On perçoit un pic à la fin 2007 avec un retournement de tendance que nous allons explorer plus finement à l'aide du graphe 2 ci-dessous :
La tendance haussière depuis 2003 a été rompue en janvier (vert foncé) à la suite d'un double top pleinement mis en valeur par la moyenne mobile à 50 jours.
La hausse depuis mars apparaît comme un simple pull-back qui a connu un échec retentissant ces dernières semaines contre son ancien support désormais résistance. Un canal baissier s'est donc ouvert (en rouge) qui montre que le niveau atteint hier est loin encore des supports importants liés à cette nouvelle tendance.
L'indice hors USA a un peu mieux résisté ou le MXWD également mais les bastions sur la planète qui tiennent encore se situent plus sur les places de Hong Kong, Séoul,Taïwan ou Singapour par exemple que dans les supposés eldorado indien ou chinois qui ont connu pour leur indice boursier des chutes de 50 % ces derniers mois pour ne citer que l'Asie.
Conclusion : l'orientation générale est à la destruction de valeur sur la planète plus qu'à l'encaissement de plus-values. Ceci a une conséquence :
- sur les portefeuilles et l'orientation de gestion des grands fonds mondiaux
- sur les capacités financières qui s'amoindrissent pour alimenter l'économie et l'effet richesse d'un point de vue psychologique.
- l'actualité étant dominée par les financières, particulièrement anglo-saxonnes, les relais de croissance pour les banques dans la gestion de fonds et la perception de commissions sur les encours pour compenser les pertes dans l'immobilier connaissent un terrain qui s'effrite également.
Les 1 400 forment un dernier rempart pour asseoir un éventuel rebond... une revisite des plus hauts de 2000 ... un test global considérable. - Grande nervosité et bourrasque sur les bourses :
Sans statistique d'envergure cette journée laissait la place à la psychologie et aux facteurs techniques liés à l'arrivée à
échéance des contrats à terme et options sur actions et indices, en quelque sorte la fin d'un mois boursier et le démarrage d'un nouveau. Une grande part des positions étant dénouées à ce moment,
il est fréquent de connaître des mouvements marqués d'autant qu'ici, tout un semestre était en jeu.
Le CAC 40 enregistre ainsi près de 9 milliards ? d'échanges contre 5 à 6,5 milliards couramment ces dernières semaines.
Si cet aspect n'explique pas tout sur les scores du jour, il convient toutefois d'en tenir compte, la tendance de fond négative ayant connu durant cette séance une forme de paroxysme, d'excès voire de capitulation dans le cadre de biseaux descendants à la fois sur le Dow Jones et le CAC 40 mais dont la nature exacte reste à confirmer pour les raisons techniques ci-dessus.
Les facteurs sous-jacents sont multiples avec en point d'orgue toujours des craintes très vives sur les bancaires US qui ploient sous les angoisses de nouvelles pertes et d'interminables besoins de fonds frais pour les recapitaliser. L'indice des financières US perd- 2,59 % alors que l'indice des bancaires cède moins de la moitié. C'est ainsi l'autre aspect du jour : un mouvement de fond large qui a fait plonger également avec le ralentissement économique pratiquement tous les secteurs. A Paris d'ailleurs, les banques sont les moins touchées contrairement à New York. Crise du crédit et crise économique liées dans un contexte de tensions inflationnistes qui laissent craindre un renversement des politiques monétaires, cette séance est à l'image de ce mois de juin exécrable qui sonne comme un réveil pour beaucoup d'investisseurs.
Le point central à Wall Street est constitué par le retour sous les 12 000 points à 11 842,69 points en baisse de - 1,83 % à la clôture, une zone où la peur et les tensions sont nettement perceptibles à nouveau comme nous l'avons découvert ces derniers mois.
Pour le CAC 40, la chute en cours de séance jusqu'à 4 475,13 points au plus bas signe le comblement du gap de mars avec une rupture nette des derniers supports assez fragiles notés précédemment. L'indice ferme en baisse de - 1,79 % à 4 509,27 points. Si pour le Dow Jones, il s'agit d'un retour, le marché parisien signe la fin de sa configuration entre les 2 gaps de janvier et mars. Même si ceux-ci restent présents dans la mémoire du marché, ils s'estompent nettement ce soir. L'émotion et le soulagement liés au sauvetage de Bear Stearns et aux actions des banques centrales fondements graphiques et psychologiques pour une grande part de la dernière phase de hausse sont éteints et ne constituent plus un support de même nature. Une nouvelle phase est entrain de s'ouvrir.
Dans un marché très sur-vendu connaissant donc des tensions vives, la séance de lundi s'avérera cruciale pour réintégrer ou non la tendance baissière en place depuis 5 semaines. Les situations de sur-vente sont un qualificatif qui n'a pas forcément valeur de 'rebond' en germe, l'élastique pouvant également rompre avec de telles pressions. Ainsi même si le Dow Jones et l'indice parisien disposent encore de supports sous leurs cours, la position atteinte ce soir est assez problématique.
Quelques week-end sont souvent déterminants au cours d'une année boursière, comme nous l'avons à plusieurs fois rencontré, celui-ci sans G8 ou sommet de grands argentiers recèle toute une digestion à effectuer pour les opérateurs face à un travail de sape psychologique de tous côtés. L'excès est le plus souvent suivi d'un contre-pied assez rapide mais en pareille zone où la peur peut se muer en panique avec un indice des financières également sous haute tension ...
Beaucoup plus usuel dans l'approche mais toujours en hausse, les prix à la production en Allemagne pour mai ont progressé de + 1,0 % en mai après + 1,1 % en avril portant la hausse annuelle à + 6 % contre + 5,2 % en avril. Les données reprises sur le graphe ci-dessous montrent à nouveau l'importance des prix de l'énergie (en clair) et une inflation sous-jacente qui n'a pas été à ce niveau encore entraînée à la hausse (en foncé / indice global en bleu marine)
Lundi aucune statistique majeure n'est attendue. La décision de la Fed concernant ses taux interviendra mercredi soir après clôture en Europe. - Banques : arbitres permanents de la tendance :
Les indicateurs avancés US pour mai sont ressortis en hausse de + 0,1 % comme en avril alors qu'une stabilité était attendue comme en mars. Constitué
comme indiqué le mois dernier de statistiques déjà publiées (permis de construire par exemple) ou déjà connus (niveau d'indices actions, courbe des taux entre autres) cet indicateur n'a pas eu
d'impact particulier mais confirme la résistance générale après les - 0,2 % et - 0,5 % des 2 premiers mois de l'année 2008.
L'indice d'activité de la Fed de Philadelphie est ressorti par contre en baisse à - 17,1 pour ce mois contre - 15,9 en mai nettement sous les attentes qui se situaient à - 10. La contraction de l'activité est donc selon ce chiffrage toujours active.
Ce tableau mitigé a donné lieu a une séance de même calibre dont les dernières velléités haussières ont été nettement douchées par Citigroup.
L'ensemble des places européennes terminent dans le rouge et alourdissent leur score en fin de séance avec une annonce de pertes pour le 2nd trimestre égales à celles du premier. Le DAX à Francfort en hausse de 0,50 % avant la nouvelle termine légèrement dans le rouge à 6 721,17 points, le CAC 40 perdant - 0,59 % et retrouve les 4 500 à 4 591,39 points dans les volumes les plus fournis de la semaine.
Cette banque majeure a lâché 4 % en quelques minutes emmenant l'ensemble de la tendance générale, son secteur, l'indice des financières US revu hier (XLF) à un plus bas depuis mars et 'collant' dans la foulée le Dow Jones sur son support à 12 000 points.
A une heure environ de la clôture de Wall Street, la pression baissière sur la banque se relâche permettant au l'indice phare US de retrouver le chemin des 12 100 points.
Aucune donnée statistique n'est prévue demain dans l'agenda des marchés. - Rechute des indices boursiers :
Le CAC 40 perd - 1,44 % à 4 618,75 points et clôture 'pile' (à 0,3 points près) sur les plus bas de lundi soit toujours la borne supérieure du gap (ou trou de
cotations) restant à combler réalisé fin mars. C'est le dernier support avant le comblement total à 4 553,2 même si une partie du terrain a déjà été retracé avec le plus bas du
jour à 4 597,22, constituant un support mais d'importance plus mineur.
Après les résultats de Goldman Sachs qui ont rassuré hier, la deuxième banque d'affaires US, Morgan Stanley (cf. Les grands noms de la finance - Partie 1 : les grandes banques d'affaires américaines ) a fait part d'un bénéfice net de 1,03 milliard $ contre 2,58 il y a un an, soit une baisse de - 56 % avec pourtant des plus-values exceptionnelles à hauteur de 1,43 milliard $ . Le titre chute à New York de plus de 3 % et a emmené tout le secteur à la baisse de Zurich ( UBS perd - 3,95 %) à Paris (SG lâche - 3,12 % , Crédit agricole - 3,90 %) en passant par N-Y bien sûr.
L'autre élément négatif du jour après les statistiques moroses de la veille concerne également une autre société : FedEx (1er groupe de messagerie mondial) qui voit son résultat net virer au rouge pour le 4 ème trimestre de son exercice fiscal (conjoncture + hausse des coûts liés aux carburants) à hauteur de 0,78 $ par action contre un bénéfice net de près de 2 $ pour le même trimestre de l'an dernier. Alors que le consensus des analystes prévoyait 5,92 $ de bénéfice pour l'exercice, la société informe que sa fourchette oscillera vraisemblablement entre 4,75 et 5,25 $ dorénavant. L'action retrouve ses plus bas de l'année sur un support très important remontant à 2003/2005.
Le Dow Jones trouve ainsi le chemin de la baissse en direction des 12 000 points dans un contexte d'évolution des indices de la finance américaine qui nécessite un réexamen attentif avec un résumé express ci-dessous pour comprendre ce qui est entrain de se passer :
1 / Rappel du passé :
La crise des subprime a touché non seulement les courtiers et les officines non cotés qui ont fermé leurs portes ou fait faillite pour la plupart depuis mais surtout dans un premier temps toute l'industrie financières spécialisée dite 'mortgage', c'est à dire liée aux prêts hypothécaires, aux crédits immobiliers et tous refinancements dans ce cadre. L'indice du secteur (graphe 1) montre ainsi que le plus dur s'est réalisé au second semestre 2007 avec un point bas en mars et une fragilité toujours présente.
2/ Situation récente :
Si le secteur bancaire a largement été touché, sa taille, son importance et son implication dans le secteur immobilier et particulièrement 'subprime' moindre l'ont préservé en partie du souffle dévastateur qu'à connu le 'sous-secteur' précédent. Son indice 'BKX' plusieurs fois étudié et que nous avions laissé à 75,87 fin mai dans La crise bancaire US est-elle finie ? a depuis cassé un support important avec une chute lourde en juin qui répond sans ambage à la question posée alors. Nous vivons la chute la plus longue et la plus sévère des banques US depuis le début de la crise.
3/ La suite ?
Le secteur encore plus large des financières qui intègre également des assureurs entre autres est entrain de connaître une évolution également négative avec un risque de baisse encore accrue en cas de rupture des plus bas de mars actuellement en test.
Les volumes sont présents et bien supérieurs à cet été. On note également ici à l'image de Lehman Brothers comme signalé précédemment une accentuation de ceux-ci depuis peu (le XLF étudié fin avril : Quid des financières US ? )
Un Dow Jones à 12 000 points qu'est-ce que cela signifie d'un point de vue graphique et technique ? Réponse dans : Dow Jones - Analyse Graphique. Peu de choses ont évolué depuis cette analyse du 26 avril dernier. Une mise à jour pour les aspects techniques notamment paraîtra cependant d'ici la fin du mois.
Demain, les indicateurs avancés et l'indice de la Fed de Philadelphie seront les points centraux susceptibles d'animer la séance en complément des éléments présentés ci-dessus.
Expressions enregistrées des moteurs
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